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Optimiser les procédés pour réaliser des économies d’énergie : le cas de Ciment Québec

31 Oct 2025    2 min.

Dans le cadre de la modernisation de ses installations, l’usine de Ciment Québec de Saint-Basile-de-Portneuf a fait l’acquisition d’un nouvel atelier de broyage de ciment qui lui permettra de réduire ses émissions annuelles de près de 66 200 tonnes d’équivalent CO2 par rapport à ses anciennes installations. Dans cet article, nous vous invitons à découvrir quels procédés sont impliqués et comment l’efficacité énergétique contribue à cette réduction.

Une cimenterie solidement engagée dans la décarbonation industrielle

D’ores et déjà reconnue comme la cimenterie produisant les ciments à plus faible intensité carbone en Amérique du Nord grâce à son procédé Synergia1, Ciment Québec n’en est pas à son coup d’essai en matière d’initiatives d’optimisation énergétique. Entamé en 2022, la mise en œuvre du nouvel atelier de broyage vient consolider l’engagement de l’entreprise en matière de développement durable. Ce projet, qui devrait être opérationnel dès octobre 2025, comprend un nouveau circuit de réception, d’entreposage et de manutention des matières premières (pierre calcaire, clinker, gypse, ajouts cimentaires) et deux nouveaux broyeurs de dernière génération.

L’impact énergétique : un enjeu central

Dans le cadre de cet article, nous nous intéressons plus particulièrement à ces broyeurs et à la façon dont ils contribuent à la réduction des émissions de l’usine. Tout d’abord, il faut savoir que la fabrication du ciment libère du dioxyde de carbone (CO2) à deux étapes : lors de la calcination du calcaire finement broyé (le « cru ») et lors du brûlage des combustibles nécessaires à cette calcination. C’est la calcination du cru qui permet d’obtenir le clinker (ou chaux vive), principal composant du ciment.

Améliorer la matière première pour réduire l’empreinte carbone

Les nouveaux broyeurs de la cimenterie de Saint-Basile permettent d’améliorer la granulométrie du cru, autrement dit de produire une « farine » de calcaire plus fine, ce qui augmente la surface spécifique. La surface spécifique est la somme de la surface de tous les grains dans une quantité donnée de matières. Elle s’exprime généralement en m2/g (et parfois en m2/cm3). Une plus grande surface spécifique offre plus de sites disponibles pour les réactions chimiques, ce qui permet une meilleure adhérence aux agrégats. Dans le cas de la cimenterie de Saint-Basile, cette amélioration permet de réduire de 13 à 15 % la quantité de clinker nécessaire à la production d’un même volume de ciment et, par conséquent le volume de gaz naturel nécessaire à la calcination ainsi que les émissions de CO2 qui en résultent.

Avec Énergir, une meilleure efficacité, c’est payant

Selon les prévisions, les nouveaux broyeurs devraient permettre une réduction annuelle de la consommation de gaz naturel de l’ordre de 4 250 000 m3 par rapport aux anciens équipements, soit plus de 8 000 tonnes de GES évitées chaque année2. Cette réduction anticipée a permis à Ciment Québec d’obtenir une subvention d’un million de dollars dans le cadre du volet Implantation de mesures efficaces du programme d’efficacité énergétique d’Énergir.

Vous vous apprêtez à déployer un projet de décarbonation dans votre entreprise ou envisagez de le faire ?

Communiquez avec l’équipe DATECH à [email protected] pour en savoir plus sur l’accompagnement et les subventions auxquelles vous pourriez être admissible dans le cadre de notre programme d’efficacité énergétique.

Éric Émond, ing.
Conseiller principal expertises énergétiques

Groupe DATECH

1 https://www.cimentquebec.com/developpement-durable/synergia/
2 Pour plus d’informations sur la méthodologie de calcul des données concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), veuillez consulter notre page méthodologie.

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